Le projet de recherche-création vise à formuler, dans un processus itératif in situ, des principes innovants pour la conception architecturale et urbaine des bibliothèques, afin de renforcer leur rôle en tant que lieux ouverts à tous. 

La recherche s’intéresse à la manière dont ces lieux sont conçus et imaginés comme refuges sécurisants, capables de s’adapter aux changements socio-écologiques, en développant un bibliobservatoire vivant dans l’arrondissement de Verdun-Île-des-Sœurs, à Montréal. Cette installation évoluera en termes d’usage, de configuration et d’implantation, selon un principe empirique d’essai-erreur et d’action-réaction.

Le pavillon agit comme un relais des bibliothèques de Verdun-Île-des-Sœurs. Intégrée dans l’un des modules, une sélection de livres invite à la consultation sur place, prolongeant l’expérience du lieu par celle de la lecture. Ce geste discret inscrit le projet dans un réseau culturel plus large et affirme sa vocation de lieu de partage, de savoir et de rencontre.

Il se déploie à partir d’un geste simple et lisible: un toit flottant qui semble se détacher du sol pour définir un espace à la fois ouvert et accueillant. Cette figure, volontairement minimale, affirme, depuis l’extérieur, une présence claire, presque abstraite, inscrite dans une géométrie rectangulaire. Mais cette apparente simplicité se transforme dès que l’on pénètre sous la structure. Le plafond se creuse, révélant une excavation intérieure qui introduit une dimension inattendue et immersive. Ce mouvement inversé établit un dialogue subtil avec la forme du pavillon fondateur de Verdun, dont il reprend et réinterprète les lignes, inscrivant ainsi le projet dans une continuité à la fois spatiale et mémorielle.

Au sol, une constellation de modules de mobilier compose un paysage habitable. Disposés de manière à encourager les usages multiples, ces éléments permettent aussi bien une appropriation libre et spontanée — s’asseoir, s’allonger, se regrouper — qu’une organisation plus structurée d’activités programmées. Le dispositif reste volontairement ouvert, laissant place à l’inattendu et à l’invention des usagers.

Le mobilier

Création d’un ensemble de mobilier public extérieur universel réalisé à partir de l’ancienne membrane du toit du Stade olympique.

Cet ensemble de mobilier ludique offre une variété d’usages récréatifs et sociaux permettant d’entrer directement en contact avec un artéfact de la culture montréalaise, désormais à l’échelle humaine.

Ré-Utilisation de la membrane: Célébrer la matière en conservant la fonction primaire de la membrane. Redéfinir son utilisation à travers la forme, en passant de plane à tubulaire.

Développer une nouvelle relation de proximité: Rapprocher les utilisateurs et utilisatrices d’une matière autrefois inaccessible, à travers une expérience tactile.